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SÉCURITÉ & PERSONNES LGBTQIA+

On peut appeler LGBTQIA+-friendly (ou gay-friendly) les lieux, politiques, personnes ou institutions qui sont ouvert·e·s et accueillant·e·s pour tous les membres de la communauté LGBTQIA+ et qui cherchent activement à créer un environnement qui soutient ces personnes et leurs proches, qui respecte toutes les personnes et les traite de manière égale, et qui ne porte pas de jugement.

Selon le Gay Travel Index 2026, l'Islande est le pays le plus LGBTQIA+-friendly et la Belgique est le 4e pays le plus accueillant pour les personnes LGBTQIA+ dans le monde. Ces pays LGBTQIA+-friendly, situés pour la plupart en Europe et en Amérique du Nord, sont la principale destination des demandeur·euse·s d'asile LGBTQIA+.

La peine de mort pour l'homosexualité

Il existe encore 12 pays où le fait d'être homosexuel·le est légalement puni de mort en raison des règles islamiques. Le Yémen, l'Iran, le Brunei, le Qatar, l'Arabie saoudite, l'Afghanistan, les Émirats arabes unis, le Pakistan en Asie, ainsi que la Mauritanie (pour les hommes musulmans), le Soudan, le Nigeria (certaines régions) et la Somalie (certaines régions) en Afrique. Les personnes LGBTQIA+ sont également confronté·e·s à des exécutions extrajudiciaires par des acteurs étatiques et non étatiques, comme en Tchétchénie en Russie en 2019, bien que cela soit nié par les autorités tchétchènes et la Russie.

Dans la plupart des pays d'Afrique et du Moyen-Orient, une forte pression sociale pousse également les personnes LGBTQIA+ à se déplacer. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter l’onglet “ Les personnes LGBTQIA+ dans le monde.

Pays non sûrs

Officiellement, il n'existe pas de liste unique à l’usage des autorités travaillant avec les migrant·e·s et qui classifie les pays selon leur degré de sécurité. Il existe différents classements dans le monde.

Pays africains

L'Afrique du Sud est légalement le pays d’Afrique le plus sûr pour les personnes LGBTQIA+. En Guinée-Bissau, la criminalisation de l’homosexualité a également été explicitement abolie en 1993. Les personnes LGBTQIA+ bénéficient d'une protection en Angola et au Mozambique, aux Seychelles et dans certaines régions du Botswana ; la Namibie et l'île Maurice seraient également plus tolérantes.

Selon les données les plus récentes d'ILGA World, plus de trente États africains continuent de criminaliser les relations sexuelles consenties entre personnes de même sexe. Parmi les pays les plus répressifs figurent notamment l'Ouganda, la Mauritanie, le Nigeria, la Somalie et le Soudan. Dans plusieurs autres États, comme la Tanzanie, le Kenya, la Zambie, le Malawi, le Soudan du Sud, la Sierra Leone et la Gambie, les relations entre personnes de même sexe sont passibles de très lourdes peines pouvant aller jusqu'à la réclusion à perpétuité. D'autres pays, tels que l'Éthiopie, l'Érythrée, le Tchad, le Cameroun, le Ghana, le Togo, le Liberia, la Guinée, le Sénégal, l'Algérie, la Libye et le Maroc, prévoient également des peines d'emprisonnement. À l'inverse, certains États ne criminalisent pas les relations entre personnes de même sexe sans pour autant offrir une protection juridique spécifique contre les discriminations, comme la République démocratique du Congo, la République du Congo, le Gabon, le Rwanda, le Burundi, la République centrafricaine, la Guinée équatoriale, la Côte d'Ivoire, Djibouti ou Madagascar. Enfin, plusieurs pays ayant auparavant dépénalisé l'homosexualité, tels que le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ont récemment adopté des législations réintroduisant sa criminalisation.

Pays du Moyen-Orient

Selon les données les plus récentes d'ILGA World, Bahreïn, Israël, la Jordanie, la Turquie et la Cisjordanie (Palestine) figurent parmi les rares territoires du Moyen-Orient où les relations sexuelles consenties entre personnes de même sexe ne sont pas explicitement criminalisées. Toutefois, l'absence de criminalisation ne signifie pas nécessairement une protection juridique : dans la plupart de ces pays, les personnes LGBTQIA+ continuent d'être confrontées à des discriminations, à des arrestations fondées sur d'autres infractions (notamment liées aux « bonnes mœurs ») ou à l'absence de reconnaissance de leurs droits. Au Liban, bien que plusieurs décisions judiciaires aient limité l'application de l'article 534 du Code pénal, celui-ci n'a pas été officiellement abrogé et une insécurité juridique demeure.

Les mouvements de défense des droits des personnes LGBTQIA+ se sont progressivement développés dans plusieurs pays de la région, notamment au Liban, en Turquie et en Israël, malgré un contexte politique parfois très hostile et des restrictions croissantes des libertés d'association et d'expression.

La peine de mort est légalement prévue pour les relations sexuelles consenties entre personnes de même sexe en Iran, en Arabie saoudite et au Yémen. Dans d'autres États, tels que le Qatar et les Émirats arabes unis, ILGA World considère que cette peine demeure juridiquement possible dans certaines circonstances, même si son application reste entourée d'incertitudes juridiques. L'Iran demeure l'un des pays où les personnes LGBTQIA+ sont les plus sévèrement réprimées, avec des condamnations pouvant aller de la flagellation jusqu'à la peine de mort.

En Irak, une loi adoptée en 2024 criminalise explicitement les relations sexuelles entre personnes de même sexe, passibles de peines pouvant aller jusqu'à quinze ans d'emprisonnement. La loi réprime également la « promotion de l'homosexualité » et renforce un climat déjà marqué par de nombreuses violences à l'encontre des personnes LGBTQIA+.

En Égypte, les autorités utilisent régulièrement les dispositions relatives à la « débauche » ou à l'atteinte aux bonnes mœurs pour arrêter et poursuivre des personnes LGBTQIA+, bien que les relations entre personnes de même sexe ne soient pas explicitement interdites par le Code pénal.

Au Koweït, les relations sexuelles entre hommes sont punies de peines pouvant aller jusqu'à sept ans d'emprisonnement. À Oman, les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont passibles de peines allant de six mois à trois ans d'emprisonnement. Dans la bande de Gaza, les relations sexuelles entre hommes demeurent criminalisées par une législation héritée du mandat britannique.

En Iran, l'État reconnaît juridiquement les personnes transgenres et autorise les opérations d'affirmation de genre après un parcours médical et juridique très encadré. Cette politique s'inscrit toutefois dans une conception strictement binaire du genre et s'accompagne de fortes pressions exercées sur certaines personnes homosexuelles afin qu'elles entreprennent une transition médicale. Malgré cette reconnaissance juridique, les personnes transgenres restent largement confrontées aux discriminations sociales, familiales et professionnelles.

Pays européens

Selon la carte annuelle Rainbow Europe ILGA-Europe, qui classe 49 pays européens selon leur traitement juridique et politique des personnes LGBTQIA+, la Russie, l'Azerbaïdjan, la Turquie, la Biélorussie, l'Arménie, la Géorgie, Monaco, la Roumanie, l'Ukraine et la Bulgarie sont respectivement les pires pays d'Europe pour les personnes LGBTQIA+. Il faut également noter qu'en raison des défis sociaux, de nombreux·euses réfugié·es LGBTQIA+ quittent actuellement la Géorgie pour l'Europe. La Géorgie n’a pas de procédure claire pour la reconnaissance légale du genre et les défenseur·euses des droits humains LGBTQIA+ ne sont pas en sécurité dans le pays. Un passeport géorgien suffit pour voyager en Europe, sans besoin de visa pour la Belgique, le Danemark, le Luxembourg, l'Italie, la France, etc.

En fonction de votre récit, le CGRA décidera si vous êtes éligible ou non à recevoir une protection internationale.

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https://ilga-europe.org